Des objets de seconde main pour créer, jouer, expérimenter et aménager les espaces d’Ecoline & Caracole.
Sous la pluie ou sous le soleil, il suffit parfois d’apercevoir une affiche annonçant une brocante pour que l’envie nous prenne : partir à la découverte de nouvelles trouvailles, fouiller les caisses, ouvrir les vieux cartons, soulever les couvercles, regarder autrement ces objets qui attendent patiemment une nouvelle histoire.
Chez Ecoline & Caracole, chiner n’est pas simplement acheter des objets.
Chiner, c’est ouvrir les portes d’un autre possible.
C’est chercher une matière, une couleur, une forme, une texture, un objet qui nous intrigue… et imaginer tout ce qu’il pourrait devenir entre les mains des enfants.
Une brocante est pour nous une sorte de matériauthèque à ciel ouvert, un immense terrain de découvertes où se côtoient objets oubliés, souvenirs de famille, matières anciennes et petits trésors dont nous ne connaissons pas encore la destination.
Et c’est justement cela qui nous plaît.
Des objets qui ont déjà vécu… et qui peuvent encore raconter
Les objets chinés ont quelque chose de particulier.
Ils ont une histoire.
Ils ont été utilisés, manipulés, aimés, parfois rangés pendant des années dans une armoire ou oubliés au fond d’une boîte. Ils portent les traces du temps, une patine, une matière, une couleur qui ne ressemble à aucune autre.
Et lorsqu’ils arrivent dans nos espaces, ils deviennent des objets à vivre et à expérimenter.
Ils deviennent aussi des raconteurs d’histoires. Il n’est pas rare qu’un objet fasse surgir un souvenir chez un adulte.
Une maman entre dans notre espace symbolique et aperçoit un vieux moulin à café. Elle s’arrête. Elle raconte alors comment sa grand-mère l’utilisait lorsqu’elle était enfant.
Un vieux téléphone à cadran fait naître une autre histoire : une grand-mère explique qu’avant les GSM, il fallait composer le numéro sur le téléphone fixe, que celui-ci était parfois installé dans une pièce commune et que, pour parler tranquillement avec sa copine, il fallait tirer le long fil jusque dans sa chambre et se cacher pour discuter discrètement.
Tout à coup, l’objet n’est plus seulement un objet.
Il devient un morceau d’histoire que l’on transmet.
Et parfois, lorsque l’enfant ne connaît pas du tout son utilité première, il se passe quelque chose d’encore plus intéressant.
- Il invente.
- Il détourne.
- Il transforme.
Ce qui était un moulin à café devient peut-être une machine extraordinaire.
Le vieux téléphone devient un outil pour appeler une planète inconnue.
La valise devient une maison miniature.
Le support à chapeau devient un élément indispensable d’une histoire.
L’objet n’a plus besoin d’être reconnu pour devenir intéressant.
Il devient un casse-tête joyeux : « Mais qu’est-ce que c’est ? Et qu’est-ce que je pourrais bien en faire ? »
Chiner, c’est parfois savoir exactement… et parfois ne rien savoir du tout
Sur une brocante, il y a les objets que l’on cherche.
Et puis il y a ceux que l’on trouve.
Parfois, nous savons exactement où cette nouvelle pièce prendra place. Nous imaginons déjà le décor, les associations de matières, les objets qui l’accompagneront, ainsi que le livre qui viendra compléter l’univers.
Et parfois, c’est beaucoup plus simple :
« Je ne sais pas encore… mais j’ai craqué pour cet objet. »
- Parce qu’il nous attire.
- Pour sa matière.
- Pour sa couleur.
- Pour sa forme.
- Pour cette petite imperfection qui le rend unique.
Ou simplement parce qu’il était là, tout poussiéreux, oublié au fond d’une boîte et que plus personne ne semblait s’y intéresser. Alors nous le sauvons. Nous le rapportons. Nous le déposons dans notre matériauthèque. Et nous attendons. Car tout n’a pas besoin d’avoir immédiatement une fonction.
La matériauthèque : une jachère de possibles
Notre matériauthèque est aussi un peu cela : un espace de jachère.
Des objets y attendent leur moment. Certains resteront là quelques jours. D’autres quelques mois.
Puis un jour, un projet arrive, un livre nous inspire, une question d’enfant surgit, une formation nous amène à repenser un espace…
Et soudain, nous nous souvenons de cette vieille valise. Ou de ces dizaines de petits objets identiques. Ou de ce morceau de métal dont nous ne savions absolument pas quoi faire.
Le temps passé à chiner et à stocker nos trouvailles n’est donc pas du temps perdu.
Au contraire.
Il permet au projet de mûrir.
Il inscrit la création dans un temps plus long, bien loin de l’immédiateté, de la rapidité et de la logique du « tout, tout de suite ».
Nous ne trouvons pas toujours tout ce dont nous avons besoin en une seule balade. Il faut parfois attendre. Chercher.Accumuler quelques pièces. Laisser les objets se rencontrer. Faire des essais. Changer d’idée. Et cette lenteur est précieuse.
Alors oui… vivement la prochaine brocante !
Comment ne pas se réjouir lorsqu’une nouvelle brocante est annoncée ?
Comment ne pas avoir envie de partir à la chasse aux trésors, avec cette petite idée en tête :
« Qu’est-ce que je vais trouver aujourd’hui ? »
Nous savons que nous reviendrons parfois les mains presque vides. Nous trouverons parfois exactement ce que nous cherchions.
Et parfois, nous reviendrons avec un objet dont nous ne savons absolument pas quoi faire.
Mais nous l’aimons déjà.
- Parce qu’il nous inspire.
- Parce qu’il résonne en nous.
- Parce qu’il nous rappelle quelqu’un.
- Parce que sa matière nous plaît.
- Parce qu’il est étrange.
- Parce qu’il est beau.
- Parce qu’il était oublié.
Ou simplement parce qu’il nous donne envie d’imaginer.
Et c’est peut-être cela, finalement, que nous aimons le plus dans les brocantes.
Elles nous apprennent à regarder autrement.
À voir du possible là où d’autres voient un objet usagé.
À prendre le temps.
À laisser les idées mûrir.
À donner une seconde vie aux choses.
Et surtout, à offrir aux enfants des espaces dans lesquels ils peuvent, eux aussi, regarder autrement le monde qui les entoure.
Parce qu’au fond, chiner des objets, c’est surtout chiner des possibles.




























